Les violences sexuelles faites aux femmes dans les territoires sous contrôle rebelle ne resteront pas impunies. Les États-Unis ont réclamé mercredi des sanctions contre les combattants soutenus par le Rwanda pour des atrocités commises sur les femmes et jeunes filles.
Lors de la séance présidée par la Première ministre Judith Suminwa, sous le thème : « Honorer la promesse du droit international envers les survivantes et survivants de violences sexuelles liées aux conflits », l’ambassadrice adjointe américaine Tammy Bruce a fait savoir que le temps des déclarations est dépassé. Elle a souligné que les discours ont certes leur importance, mais, ce sont avant tout les actes qui comptent.
La diplomate a posé le problème en termes humains. « Les violences sexuelles sont un fléau, tant en temps de guerre que dans la vie domestique. Chaque femme présente dans cette salle sait de quoi je parle, directement ou indirectement, tout comme nos mères, nos sœurs, nos amies et nos épouses ».
Elle a ensuite rappelé une décision récente. « Le mois dernier, le Trésor a également annoncé des sanctions contre deux commandants des groupes armés M23 et FDLR ayant des antécédents documentés de violations des droits de l’homme, notamment de violences sexuelles, dans l’est de la RDC ».
S’appuyant sur cet exemple, Washington a appelé à un mouvement d’ensemble. « Nous encourageons tous les États membres de l’ONU à se joindre aux États-Unis pour renforcer leurs propres mécanismes de responsabilisation afin de garantir que les auteurs de violences sexuelles liées aux conflits soient tenus responsables ».
Le constat est sévère sur l’inaction actuelle. Face à « une insuffisance des actions du Conseil de sécurité et des États membres pour lutter contre ce fléau », la représentante américaine a réaffirmé la posture de son pays : assumer ses responsabilités et pousser à des mesures concrètes.
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