L’ambassade des États-Unis en République démocratique du Congo met fin à une rumeur largement relayée ces derniers jours. Contrairement aux informations circulant sur les réseaux sociaux et certains médias, aucune caution n’est exigée des citoyens congolais sollicitant un visa américain.

Dans un message publié sur le réseau social X, la représentation diplomatique américaine a tenu à rétablir les faits et a invité le public à se référer exclusivement aux canaux officiels pour toute information relative aux procédures d’immigration. « Attention ! Non, les États-Unis ne demandent aucune caution aux citoyens de la RDC demandeurs de visa américain. Pour toute information concernant les visas, consultez les sources officielles du gouvernement américain », a indiqué l’ambassade.
Le Congo-Kinshasa n’est pas concerné par le système de cautionnement appliqué à certains demandeurs de visa non-immigrant. Son absence de la liste officielle publiée par les autorités américaines confirme qu’aucune caution n’est exigée des citoyens congolais souhaitant obtenir un visa américain. Selon les données actualisées du Département d’État américain au 13 mai 2026, le programme de cautionnement des visas s’applique à 50 pays dont 30 en Afrique. Parmi eux figurent notamment l’Algérie, l’Angola, le Burundi, la République centrafricaine, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Gabon, le Nigeria, le Sénégal, la Tanzanie, le Togo, l’Ouganda, la Zambie ou encore le Zimbabwe.
À travers ce démenti, l’ambassade des États-Unis rappelle l’importance de vérifier les informations avant leur diffusion, particulièrement lorsqu’elles concernent les procédures consulaires.
Les autorités américaines invitent ainsi les demandeurs de visa à consulter exclusivement les plateformes officielles du gouvernement américain ainsi que les communications de l’ambassade des États-Unis en RDC afin d’éviter toute désinformation susceptible d’induire les voyageurs en erreur. Cette clarification met un terme à une polémique qui a suscité de nombreuses interrogations au sein de l’opinion congolaise, en réaffirmant qu’à ce jour, aucun cautionnement n’est exigé des ressortissants de la RDC pour l’obtention d’un visa américain.
–Caution comprise entre 5 000 et 15 000 dollars-
Les ressortissants des États concernés par cette mesure devront, en revanche, s’acquitter d’une caution comprise entre 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars américains pour certaines demandes de visa B1/B2. Il s’agit d’un visa de non-immigrant délivré aux personnes souhaitant se rendre temporairement aux États-Unis pour des voyages d’affaires (B1) ou pour le tourisme, des visites familiales ou des soins médicaux (B2).
Le montant de cette garantie financière est fixé au cas par cas, à l’issue de l’entretien consulaire. Les demandeurs concernés devront également remplir le formulaire I-352 du Département de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security) et accepter les conditions de cette obligation via la plateforme officielle de paiement Pay.gov du Trésor américain.
Les autorités américaines précisent que le versement de cette caution ne garantit en aucun cas l’obtention du visa. Il s’agit d’une mesure distincte de la décision consulaire. La caution est destinée à garantir le respect des conditions de séjour sur le territoire américain. Elle sera intégralement remboursée si le titulaire du visa quitte les États-Unis dans les délais autorisés et respecte l’ensemble des obligations liées à son séjour.
En revanche, elle pourra être confisquée en cas de dépassement de la durée de séjour autorisée, de maintien irrégulier sur le territoire américain ou de toute autre violation des conditions du visa. Les voyageurs soumis à ce dispositif devront, par ailleurs, entrer et quitter le territoire américain exclusivement par des aéroports commerciaux autorisés, conformément aux exigences fixées par les autorités américaines.
Ci-dessous, la liste complète des pays soumis à l’obligation de caution pour l’obtention d’un visa et les dates de mise en œuvre sont entre parenthèses :
Algérie (21 janvier 2026)
Angola (21 janvier 2026)
Antigua-et-Barbuda (21 janvier 2026)
Bangladesh (21 janvier 2026)
Bénin (21 janvier 2026)
Bhoutan (1er janvier 2026)
Botswana (1er janvier 2026)
Burundi (21 janvier 2026)
Cabo Verde (21 janvier 2026)
Cambodge (2 avril 2026)
République centrafricaine (1er janvier 2026)
Côte d’Ivoire (21 janvier 2026)
Cuba (21 janvier 2026)
Djibouti (21 janvier 2026)
Dominique (21 janvier 2026)
Éthiopie (2 avril 2026)
Fidji (21 janvier 2026)
Gabon (21 janvier 2026)
La Gambie (11 octobre 2025)
Géorgie (2 avril 2026)
Grenade (2 avril 2026)
Guinée (1er janvier 2026)
Guinée-Bissau (1er janvier 2026)
République kirghize (21 janvier 2026)
Lesotho (2 avril 2026)
Malawi (20 août 2025)
Mauritanie (23 octobre 2025)
Maurice (2 avril 2026)
Mongolie (2 avril 2026)
Mozambique (2 avril 2026)
Namibie (1er janvier 2026)
Népal (21 janvier 2026)
Nicaragua (2 avril 2026)
Nigeria (21 janvier 2026)
Papouasie-Nouvelle-Guinée (2 avril 2026)
Sao Tome et Principe (23 octobre 2025)
Sénégal (21 janvier 2026)
Seychelles (2 avril 2026)
Tadjikistan (21 janvier 2026)
Tanzanie (23 octobre 2025)
Togo (21 janvier 2026)
Tonga (21 janvier 2026)
Tunisie (2 avril 2026)
Turkménistan (1er janvier 2026)
Tuvalu (21 janvier 2026)
Ouganda (21 janvier 2026)
Vanuatu (21 janvier 2026)
Venezuela (21 janvier 2026)
Zambie (20 août 2025)
Zimbabwe (21 janvier 2026)
Rédaction

