Les premiers ressortissants congolais ayant choisi de quitter l’Afrique du Sud après les violences xénophobes du début du mois de mai sont de retour au pays. Au total, 121 Congolais, dont des femmes et des enfants, ont atterri à Kinshasa à bord d’un premier vol de rapatriement volontaire affrété par le gouvernement.
Dans un communiqué publié samedi 18 juillet, le ministère des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora congolaise précise que cette opération fait suite aux attaques à caractère xénophobe survenues les 5 et 6 mai 2026 dans plusieurs villes sud-africaines, lesquelles ont touché plusieurs communautés étrangères, dont la communauté congolaise.
Dès les premiers incidents, l’ambassade de la RDC à Pretoria avait activé un dispositif d’assistance comprenant un numéro d’urgence et un réseau de relais communautaires afin d’assurer le suivi des ressortissants congolais et de recenser les personnes désireuses de regagner le pays.
Face à la dégradation de la situation sécuritaire, le gouvernement congolais a ensuite mis en place une cellule de crise chargée de coordonner les opérations de rapatriement. Cette structure avait pour mission d’identifier les compatriotes en difficulté, de traiter leurs dossiers et d’organiser leur retour dans des conditions de sécurité et de dignité.
Au total, 260 demandes de rapatriement volontaire ont été enregistrées et validées par les services compétents. Pour cette première phase, 121 personnes ont été évacuées, tandis que les autres dossiers sont en cours de traitement en vue des prochains vols.
À leur arrivée à l’aéroport international de N’Djili, les rapatriés ont été accueillis par une délégation gouvernementale conduite par la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato. Les autorités annoncent également la mise en place d’un dispositif destiné à accompagner leur réinsertion sociale et économique.
Le gouvernement réaffirme, par ailleurs, son engagement à assurer la protection des Congolais vivant à l’étranger. Il salue le travail de l’ambassade de la RDC à Pretoria, la coordination des services de l’État ainsi que la collaboration des autorités sud-africaines, qui ont permis la réussite de cette première opération de rapatriement.
Roger Kingenzi

