Sit-in étouffé du 12 juin : Kabuya accuse l’opposition d’avoir recruté des Mobondo
Quarante-huit heures après les incidents survenus aux abords du Palais du Peuple, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, est sorti de son silence. Lors d’un rassemblement au siège du parti à Limete, il a rejeté les accusations de l’opposition, qualifiant la manifestation de manœuvre subversive.
Des accusations de mise en scène
Le patron de l’UDPS a formulé des critiques sévères à l’encontre de Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sessanga. Selon lui, le dispositif de l’opposition reposait sur une stratégie de discrédit :
- Simulation de blessures : Utilisation de sauce tomate sur des chemises blanches pour simuler la violence policière.
- Infiltration armée : Recrutement présumé de membres de la milice Mobondo, armés de machettes.
- Projet d’incendie : Menaces visant le Palais du Peuple et des infrastructures publiques à l’aide de bidons d’essence.
Financement et controverses
Augustin Kabuya a également pointé du doigt l’ancien président Joseph Kabila et l’opposant Moïse Katumbi, les accusant d’avoir financé cette mobilisation, bien qu’aucune preuve matérielle n’ait été avancée. Par ailleurs, il a formellement démenti le décès de Kabeya « Ngadiadia », assurant que ce dernier est simplement sous soins médicaux.
Contexte d’une crise persistante
Ces déclarations surviennent dans un climat de forte tension politique. La coalition C64, qui protestait contre un supposé projet de révision constitutionnelle, dénonce une répression disproportionnée. De son côté, le gouvernement a promis l’ouverture d’enquêtes pour éclaircir les responsabilités dans ces affrontements qui ont fait plusieurs blessés.
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LÉGENDE : Augustin Kabuya s’adressant aux militants de l’UDPS à Limete. #Photo Droits tiers.

