381,35 milliards de francs congolais de frais financiers ont été payés par le Trésor public en République démocratique du Congo sans engagement budgétaire préalable entre 2024 et 2025, selon le rapport annuel de la Cour des comptes.
À en croire la juridiction, trois postes concentrent cette irrégularité, notamment les intérêts de club de Kinshasa, qui ont été payés à hauteur de 30,50 milliards CDF alors que seuls 11,72 milliards CDF étaient engagés, générant un écart non engagé de 18,78 milliards CDF ; les intérêts moratoires ont été payés à hauteur de 53,25 milliards CDF sans qu’aucun engagement, liquidation ni ordonnancement n’ait été effectué ; et des intérêts transformés en titres ont été payés à hauteur de 309,32 milliards CDF en dehors de toute procédure budgétaire.
Pour la Cour, ses écarts mettent en évidence des paiements d’intérêts effectués sans engagement préalable, ce qui constitue une violation des principes de régularité, de traçabilité et de maîtrise budgétaire.
La Cour des comptes est la plus haute juridiction financière de la République démocratique du Congo, chargée de contrôler a posteriori la gestion des finances publiques. Sa mission principale est de vérifier la régularité, la sincérité et la fiabilité des comptes de l’État, des provinces, des établissements publics et des entreprises publiques, puis de certifier l’exécution du budget.
En relevant les irrégularités comme les paiements sans engagement budgétaire préalable, elle veille à la transparence et à la bonne utilisation de l’argent public, et peut sanctionner les comptables publics fautifs.
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