L’opposition parlementaire boycotte l’examen de la proposition de loi référendaire
Le groupe parlementaire « Ensemble », principale force de l’opposition à l’Assemblée nationale, a suspendu ce mercredi 27 mai sa participation aux travaux consacrés à l’examen de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo.
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Un climat de vive tension
Dès l’ouverture de la plénière, les députés proches de Moïse Katumbi ont quitté l’hémicycle. Ils dénoncent ce qu’ils qualifient de « forcing » de la majorité parlementaire concernant ce texte initié par Paul Gaspard Ngondankoy.
Les arguments avancés par l’opposition sont multiples :
- Contexte sécuritaire : L’examen intervient en pleine période d’état de siège et de menaces liées à la rébellion AFC/M23.
- Risque constitutionnel : Les élus craignent une violation de la Constitution et un risque de « balkanisation » du pays.
- Appel à la mobilisation : L’opposition demande au président Félix Tshisekedi d’abandonner ce projet qu’elle juge « macabre ».
La réaction de la présidence de l’Assemblée
Malgré ce boycott, la majorité parlementaire poursuit l’examen du texte. Le président de l’institution, Aimé Boji, a balayé ces critiques, affirmant : « Si l’opposition ne veut pas que le peuple s’exprime, elle est libre de sortir de la plénière ». Il a ainsi confirmé que les travaux continueraient avec ou sans la participation de la minorité parlementaire.
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