L’Assemblée nationale ouvre un nouveau chantier. À l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire de septembre, mardi 15 septembre 2026, le président de la Chambre basse du parlement, Aimé Boji Sangara, a dévoilé les principales matières qui devraient retenir l’attention des députés au cours de cette session.
Au-delà de l’examen du projet de loi de finances pour l’exercice 2027, traditionnellement au cœur de la session de septembre, plusieurs textes à portée institutionnelle et électorale sont annoncés à l’ordre du jour.
Parmi les dossiers cités par Aimé Boji figure notamment la loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo. Le président de l’Assemblée nationale a annoncé une nouvelle délibération de ce texte, à la demande du Président de la République.
« Cette session va se focaliser également sur plusieurs autres textes importants pour la vie de notre nation. L’examen et l’adoption des textes visant la consolidation de notre système démocratique », a déclaré Aimé Boji Sangara.
Dans la foulée, les députés devraient également se pencher sur plusieurs textes liés aux réformes électorales ainsi qu’à l’identification des électeurs. Ces annonces interviennent alors que la RDC se dirige, selon le calendrier constitutionnel, vers le prochain cycle électoral prévu en 2028.
Le timing donne ainsi une portée particulière au retour des questions électorales dans l’agenda parlementaire. Réforme du système électoral, identification des électeurs et conditions d’organisation d’un éventuel référendum figurent désormais parmi les matières annoncées pour cette session.
Cette perspective intervient toutefois dans un contexte politique dominé par d’autres dossiers, notamment le dialogue national, les débats autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle et la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est du pays.
-Plusieurs réformes économiques également annoncées-
L’Assemblée nationale ne devrait pas se limiter aux questions institutionnelles et électorales. Aimé Boji a également cité plusieurs textes destinés à encadrer ou à réorganiser certains secteurs de l’économie congolaise. Parmi eux figurent le projet de loi sur les zones économiques spéciales, celui relatif à l’entrepreneuriat des jeunes, ainsi que la modification du Code des assurances.
La proposition de loi portant règles relatives à la gestion du portefeuille de l’État est également annoncée, de même que le projet de loi portant création d’un fonds souverain destiné à financer des investissements structurels.
-Des réformes qui divisent la classe politique-
La question des réformes électorales demeure néanmoins au cœur de discussions au sein de la classe politique et de la société civile.
Lors d’une activité organisée récemment par l’Église du Christ au Congo, plusieurs positions se sont exprimées sur la manière d’aborder ces réformes. Certains acteurs plaident pour leur intégration au prochain dialogue national, tandis que d’autres souhaitent qu’elles soient traitées dans un cadre distinct.
Dans le même temps, des initiatives parlementaires relatives au processus électoral ont déjà été déposées par certains élus.
Avec l’ouverture de cette session, le Parlement se retrouve donc au centre de plusieurs débats majeurs : budget 2027, référendum, réformes électorales, identification des électeurs, mais aussi réformes économiques. Reste désormais à voir quels textes franchiront effectivement les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Rédaction

