Le gouvernement congolais veut réduire la circulation illicite des armes légères et de petit calibre. Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Shabani Lukoo Jacquemain, a officiellement lancé, mercredi 23 septembre, la Campagne nationale de désarmement civil volontaire.
Pilotée par la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre, cette campagne vise à encourager les détenteurs d’armes à les restituer volontairement, dans un cadre sécurisé et anonyme.
Le dispositif prévoit notamment une amnistie judiciaire ainsi qu’une contrepartie matérielle selon le principe « arme contre objet de développement ».
Lors du lancement, Jacquemain Shabani a insisté sur le lien entre la réduction de la circulation des armes, la sécurité et le développement socio-économique. Il a également appelé l’ensemble des forces vives du pays à s’impliquer dans cette démarche.
« Faire taire les armes n’est pas seulement une affaire d’État, c’est l’affaire de tous. »
Prévue pour une durée de trois mois, jusqu’au 22 décembre 2026, la campagne cible six zones prioritaires : Kinshasa, le Kongo-Central, le Grand Équateur, le Grand Kasaï, la Tshopo et le Tanganyika.
Le gouvernement présente cette initiative comme une mise en œuvre des orientations sécuritaires du quinquennat du Pésident Félix Tshisekedi et du deuxième pilier du Programme d’actions du gouvernement conduit par la Première ministre Judith Suminwa.
La cérémonie a réuni notamment le ministre délégué chargé des Anciens Combattants, Eliezer Ntambwe, le vice-ministre des Affaires coutumières, Mwami Ndeze Jean-Baptiste, ainsi que le ministre provincial de l’Intérieur de Kinshasa et plusieurs responsables.
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