Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a rejeté, mercredi 21 octobre, tout lien entre les perquisitions menées par la justice belge dans la famille Tshisekedi et les divergences diplomatiques sur la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
Le diplomate en chef récuse toute instrumentalisation politique de ces procédures par Bruxelles. « Rien n’est orchestré, rien n’est prémédité par la diplomatie belge », a-t-il martelé, qualifiant les rumeurs établissant un rapprochement entre ces opérations judiciaires et la position de son pays d’« aussi infondées que grotesques ».
Le chef de la diplomatie belge a rappelé que la justice agit en toute indépendance par rapport à l’exécutif. Il s’est donc abstenu de commenter le fond des procédures en cours, tout en déplorant la diffusion d’un « narratif hostile » qui, selon lui, cherche à détériorer les relations entre Kinshasa et Bruxelles.
–Prévot condamne l’engagement de Kabila dans la rébellion-
Au-delà de la polémique autour des perquisitions, Maxime Prévot a vivement critiqué l’engagement de l’ancien président congolais Joseph Kabila à la tête d’un mouvement politico-militaire engagé dans la lutte armée. Il juge difficilement compréhensible qu’un ancien chef de l’État, conscient des conséquences dévastatrices des rébellions, emprunte désormais cette voie pour conquérir le pouvoir.
Le responsable belge a qualifié cette orientation de « déplorable, incompréhensible et inacceptable », estimant qu’elle est « profondément illégitime ». Il a également averti que les acteurs qui choisissent la voie des armes devront assumer les conséquences de leur engagement.
Pour Bruxelles, la force ne saurait apporter une réponse durable à la crise congolaise. « Aucune solution militaire » ne permettra de mettre définitivement fin au conflit, a rappelé le ministre, privilégiant une issue négociée.
Malgré les lenteurs des processus de Doha et de Washington, Maxime Prévot a insisté sur leur importance dans la recherche d’un règlement politique. Il a ainsi plaidé pour la poursuite des efforts diplomatiques plutôt que pour une escalade militaire.
Le chef de la diplomatie belge a enfin alerté sur la désinformation qui circule sur les réseaux sociaux, susceptible, selon lui, d’alimenter les discours de haine. Malgré les tensions liées aux dossiers judiciaire et sécuritaire, il a réaffirmé « l’excellence » des relations entre la Belgique et la RDC, appelant implicitement à préserver les liens entre les deux pays.
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