Beni sous tension après une nouvelle attaque meurtrière des ADF
La ville de Beni, dans le Nord-Kivu, a connu des tensions dimanche après une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), affiliés au groupe État islamique. Selon des sources locales et militaires, au moins sept personnes, dont un militaire, ont été tuées lors de cette incursion survenue dans la nuit de samedi à dimanche entre les localités de Ngadi et Mavivi.
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Un bilan humain tragique
D’après l’armée congolaise, six civils ont été assassinés par les assaillants, tandis qu’un soldat a perdu la vie au cours d’une opération de poursuite. Des acteurs de la société civile rapportent que :
- Plusieurs victimes appartenaient à la communauté pygmée.
- D’autres corps pourraient encore se trouver dans la zone forestière, difficilement accessible.
Colère et manifestations
Au lendemain de l’attaque, des habitants sont descendus dans les rues de Beni pour dénoncer l’insécurité persistante et réclamer une meilleure protection. Les manifestants ont notamment accusé les forces de sécurité d’avoir tardé à intervenir. En réponse, la police a dispersé le rassemblement à l’aide de gaz lacrymogènes.
L’inefficacité des opérations militaires
Malgré les opérations conjointes menées depuis 2021 par les armées congolaise et ougandaise, les ADF continuent de mener des attaques sanglantes dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, où les populations civiles demeurent les principales victimes de cette spirale de violence.
Strada | SÉCURITÉ
LÉGENDE : Dispositif sécuritaire déployé à Beni suite aux récentes violences. #Photo Droits tiers.

