« Kinshasa Ezo Bonga » : Alain Tshilungu couvre Kintambo de béton armé

À Kintambo, la transformation de la voirie urbaine prend une nouvelle dimension. Dans le cadre du programme « Kinshasa Ezo Bonga », plusieurs axes de cette commune sont en cours de construction ou de réhabilitation, principalement en béton armé. Sur un linéaire de plus de 12 kilomètres, près de neuf kilomètres sont déjà livrés. Une dynamique portée par le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, et pilotée, pour le secteur de la voirie, par le ministre provincial des Infrastructures et Travaux publics, Alain Tshilungu.

À Kinshasa, la modernisation du réseau routier se poursuit. Avec un réseau estimé à environ 4 000 kilomètres linéaires, dont seulement près de 1 000 kilomètres revêtus et plus de 700 kilomètres dans un état de délabrement très avancé, la capitale congolaise fait face à un important défi en matière d’infrastructures.

Dans le cadre du programme « Kinshasa Ezo Bonga », inscrit dans les six engagements du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’exécutif provincial ambitionne de construire et de réhabiliter plus de 2 000 kilomètres de voirie à travers la capitale. Plusieurs centaines de kilomètres ont déjà fait l’objet de travaux. La commune de Kintambo figure parmi les zones qui bénéficient de cette nouvelle dynamique.

Plus de 12 kilomètres de voirie en chantier

À Kintambo, le volume des travaux engagés dépasse actuellement les 12 kilomètres, avec près de 9 kilomètres déjà livrés. Plusieurs axes sont concernés par ces travaux, notamment les avenues Kasavubu, Bangala, Komoriko, Ubangi, Tabora, OUA, Rufiji, Limaya et Lusambo.

L’objectif est également de créer de nouvelles voies alternatives afin de réduire la pression sur les principales artères de la commune, notamment les avenues Kasavubu et Colonel Mondjiba, particulièrement sollicitées par les automobilistes pour atteindre le Centre-ville.

Pour Divin Malubuyi, ingénieur civil et expert au ministère provincial des Infrastructures et Travaux publics, la transformation de Kintambo répond à un impératif de mobilité.

« Les projets actuellement en cours dans la commune de Kintambo représentent un linéaire qui peut atteindre 12 kilomètres. Ils sont répartis sur plusieurs axes. Kintambo est une commune stratégique, notamment parce qu’elle constitue un passage important vers les quartiers de Pompage, à Ngaliema, l’U et le centre-ville, notamment la commune de la Gombe », explique-t-il.

Selon lui, la multiplication des axes secondaires réhabilités devrait permettre de décongestionner les principales artères.

« Les avenues Uélé, Bangala, Lusambo et plusieurs autres permettront de désengorger la commune, afin que tout le trafic ne soit plus focalisé sur les principales artères qui étaient habituellement saturées », poursuit l’expert.

Le béton armé privilégié

Autre particularité de ces travaux : le béton armé a été privilégié sur la majorité des axes concernés. Ce choix s’explique notamment par les réalités auxquelles est confrontée cette partie de Kinshasa, particulièrement en matière d’assainissement et d’évacuation des eaux. Pour les responsables techniques, le béton armé présente également l’avantage d’offrir une meilleure résistance et une plus grande durabilité face aux contraintes liées au trafic et aux conditions climatiques.

Divin Malubuyi précise que cette orientation découle notamment de la volonté du ministre provincial des ITP, Alain Tshilungu, de garantir une meilleure durée de vie aux ouvrages.

« À ce jour, pour toutes les routes qui seront construites à Kintambo, y compris les réhabilitations, nous préférons passer au béton armé selon le directives de notre ministre, afin d’avoir cette garantie de résistance et de durabilité, en attendant que les ouvrages d’assainissement suivent pour résoudre définitivement le problème d’évacuation des eaux », souligne-t-il.

De Kintambo jusqu’à Bondalungwa

Les travaux ne devraient pas s’arrêter aux limites de Kintambo. Le projet de réhabilitation de l’avenue Lusambo doit notamment se prolonger jusqu’à l’avenue Kisangani, dans la commune de Bondalungwa. Cette liaison prévoit également la construction d’un pont sur la rivière Makelele, une infrastructure appelée à renforcer la connexion entre plusieurs quartiers et à offrir davantage d’alternatives aux usagers.

À travers ces différents chantiers, l’ambition affichée est donc double : améliorer la mobilité des Kinois et renforcer durablement le réseau de voirie de la capitale. À Kintambo, les premiers résultats sont déjà visibles. Reste désormais le défi de l’assainissement, de l’entretien régulier des ouvrages et de la discipline des usagers pour préserver ces nouvelles infrastructures.

Une chose est certaine : à travers « Kinshasa Ezo Bonga », la commune de Kintambo est en train de changer de visage, avenue après avenue.

Rédaction