Kinshasa : Alain Tshilungu mobilise des contrôleurs des chantiers pour accélérer la modernisation de la voirie

Le ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics, Affaires foncières, Urbanisme et Habitat, Alain Tshilungu, renforce le suivi des chantiers routiers à Kinshasa. À l’occasion d’un atelier de redynamisation de la Cellule des travaux publics (CTP), il a appelé les experts de son ministère à faire preuve davantage de présence sur le terrain, de rigueur et d’éthique afin de garantir la qualité des ouvrages réalisés dans la capitale.

Réunis mercredi 1er juillet au Silikin Village, les membres de la Cellule des travaux publics (CTP) ont pris part à un atelier de sensibilisation et de redynamisation organisé par leur coordination. L’objectif était de renforcer les capacités des équipes chargées du contrôle et du suivi des chantiers de voirie dans le cadre du programme « Kinshasa Ezo Bonga », porté par le gouverneur Daniel Bumba Lubaki.

Prenant la parole devant les experts, Alain Tshilungu a insisté sur cinq principes qu’il juge indispensables à la réussite des projets de modernisation des infrastructures : la présence physique sur les chantiers, la rigueur, la surveillance permanente, la qualité des rapports et le respect de l’éthique professionnelle.

« La présence physique est quelque chose d’important. Vous ne pouvez pas suivre correctement un chantier si vous n’êtes pas là physiquement. Un chantier ne se supervise pas à distance. (…) Sans rigueur, nous n’obtiendrons jamais les résultats dans la transformation de cette ville », a déclaré le ministre provincial.

Il a également exhorté les agents de la CTP à défendre exclusivement l’intérêt général dans l’exercice de leurs missions.

« Vous n’êtes pas là pour défendre les entreprises, mais vous êtes plutôt là pour défendre l’intérêt public qui est l’intérêt général », a-t-il martelé.

De son côté, la coordonnatrice de la Cellule des travaux publics, Myriam Davita Mafuta, a expliqué que cet atelier répondait à la nécessité de réévaluer le fonctionnement de cette structure créée il y a plus d’un an et demi, alors que les chantiers routiers se multiplient à travers la capitale.

Elle a indiqué que les échanges ont notamment porté sur les difficultés rencontrées par les équipes sur le terrain, la sécurité des agents, le respect des équipements de protection individuelle (EPI), les gestes de premiers secours ainsi que les mécanismes permettant d’améliorer la qualité du contrôle des travaux.

Le directeur de cabinet du ministre provincial, Fanfan Maniema, a, quant à lui, rappelé que la CTP demeure un rouage essentiel dans la réussite de la politique provinciale de modernisation des infrastructures.

« La Cellule des travaux publics constitue un maillon essentiel dans la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière d’infrastructures. Son efficacité, son professionnalisme et sa qualité de coordination conditionnent largement la réussite des projets de modernisation de notre voirie urbaine », a-t-il souligné.

L’atelier a également permis de dresser un état des lieux des réalisations enregistrées depuis le lancement du programme de réhabilitation des routes de Kinshasa. Les intervenants ont évoqué plus de 160 kilomètres de voirie déjà achevés en moins de deux ans, avant de formuler plusieurs recommandations destinées à renforcer le suivi des chantiers et à améliorer les performances des équipes de contrôle.

À l’issue des travaux, les experts de la Cellule des travaux publics se sont engagés à appliquer les orientations formulées par leur hiérarchie.

« Nous avons vraiment apprécié cette initiative et nous promettons d’améliorer notre travail sur tous les points évoqués aujourd’hui », a assuré l’experte Martine Kamala.

À ce jour, le gouvernement provincial de Kinshasa totalise 302 projets représentant 468,8 kilomètres de voirie. Plus de 160 kilomètres ont déjà été achevés, tandis que 222,13 kilomètres sont actuellement en cours d’exécution. Les autres chantiers seront lancés progressivement afin de limiter les perturbations de la circulation dans la capitale.

Au-delà d’un simple atelier de formation, cette rencontre traduit la volonté des autorités provinciales de faire du contrôle de qualité un levier majeur de la transformation urbaine de Kinshasa. Avec des centaines de kilomètres de routes encore en chantier, le gouvernement provincial mise désormais sur une surveillance de proximité et une plus grande responsabilité des équipes de terrain pour garantir des infrastructures durables et répondre aux attentes des Kinois.

Christian-Moses Masunga