Politique
Kabuya mécontent du silence de certains ministres après le discours de Kabila
Gardien du Temple, comme l’appellent les militants, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a déploré le silence de certains membres du gouvernement suite à la récente sortie médiatique de l’ancien président Joseph Kabila.
Premier défenseur du pouvoir, le président intérimaire de l’UDPS invite les ministres à utiliser les médias, notamment la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), afin de démontrer, preuves à l’appui, plusieurs réalisations du président Félix Tshisekedi, chacun dans son secteur respectif.
Une riposte gouvernementale en ordre dispersé
Si beaucoup n’ont pas réagi aux propos de Kabila, quelques-uns n’ont pas manqué de recadrer celui qui a dirigé la République Démocratique du Congo pendant 18 ans :
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Patrick Muyaya (Porte-parole du gouvernement) :
Il a été le premier officiel à se prononcer. Sur son compte X, il a qualifié Joseph Kabila d’un « homme du passé, nostalgique des méthodes antidémocratiques, fils aîné du père (le Rwanda), complice du frère (M23/AFC) et auteur connu des crimes, condamné et sous sanctions américaines ».
Aux menaces voilées de l’ancien président de la RDC (2001 à 2019), Patrick Muyaya oppose la résilience :« Avec le peuple congolais, les hommes et les femmes épris de paix, nous restons fermement engagés à travers le processus du dialogue amorcé par le président de la République pour restaurer la paix et l’intégrité territoriale. »
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Doudou Fwamba (Ministre des Finances) :
Il a publié une longue mise au point, chiffres à l’appui, pour défendre la gestion de l’actuel exécutif et dénoncer ce qu’il qualifie de mauvaise foi politique de l’ancien président.
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Premier point de friction (la dette) : Joseph Kabila avait présenté l’endettement actuel comme un fardeau. Faux, répond Fwamba :
« Assainir la dette publique est une chose ; utiliser celle-ci comme un levier de financement des infrastructures et des priorités du Gouvernement tout en maintenant sa soutenabilité comme nous le faisons depuis 2019, résulte de la cohérence de l’action publique et d’une vision stratégique. »
- Sur le plan social : Le ministre des Finances fait savoir que comparer la RDC de 2019 (sans gratuité de l’enseignement primaire, sans gratuité de la maternité, sans aucun système d’assurance de santé pour les professeurs des Universités et les magistrats, sans aucune université moderne construite durant dix-huit ans) à celle de 2026 est la preuve d’une mauvaise foi criante.
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Premier point de friction (la dette) : Joseph Kabila avait présenté l’endettement actuel comme un fardeau. Faux, répond Fwamba :
- Autres réactions notables : Le vice-Premier ministre des Transports Jean-Pierre Bemba a aussi tapé fort sur Kabila, tout comme Jean-Pierre Lihau, vice-Premier ministre de la Fonction publique.
Rédaction

