Le gouvernement central interdit tout rassemblement de masse face à la menace Ebola. L’alerte sanitaire est lancée par l’exécutif portant interdiction stricte et immédiate de tout attroupement de masse dans la capitale pour contrer la propagation du virus Ebola.
La décision découle d’une instruction permanente du Vice-premier ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Shabani Lukoo Bihango.
Mesure prise dans un contexte politique tendu. Cette restriction intervient alors que l’opposition planifie une grande marche nationale le 8 juillet contre le projet de révision constitutionnelle et exige la démission du président Tshisekedi.
La capitale de la République démocratique du Congo bascule sous un régime de restrictions exceptionnelles. Le gouvernorat provincial de Kinshasa a été enjoint d’annoncer officiellement l’interdiction stricte de tout rassemblement de masse sur toute l’étendue de la ville-province, et ce, jusqu’à nouvel ordre.
Cette mesure de salubrité publique a été décrétée sur instruction directe du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières. Elle vise prioritairement à prévenir les risques de contamination et à bloquer la chaîne de transmission épidémique du virus Ebola.
Comme le met en lumière le télégramme officiel référencé sous le nom de fichier du 27 juin 2026 et signé par le Vice-premier ministre Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, encadre cette décision.
L’injonction s’adresse directement aux gouverneurs des provinces de Kinshasa, de la Tshopo, du Haut-Uélé et du Bas-Uele.
Justifiée par les mouvements constants de la population et la proximité géographique avec les foyers touchés par la maladie, l’autorité ministérielle ordonne deux axes majeurs :
1.L’évitement obligatoire de tout attroupement des masses.
2.La mise en observation systématique de tout cas réputé suspect présentant des symptômes de la maladie.
Ce message officiel fait d’ailleurs foi d’instruction permanente pour l’ensemble des forces de police et des services de sécurité, avec ordre d’exécution sans faille.
-Un télescopage avec l’agenda politique de l’opposition-
Si les arguments avancés par les décideurs publics sont d’ordre purement sanitaire, cette interdiction radicale prend inévitablement une résonance politique majeure au sein de la capitale congolaise. En effet, cette suspension des manifestations publiques coïncide avec l’agenda de l’opposition politique, qui projette d’organiser une grande marche pacifique le 8 juillet prochain.
Cette manifestation populaire avait pour mot d’ordre le refus catégorique du projet de changement de la Constitution actuellement porté par la majorité au pouvoir. Face à ce péril sanitaire couplé à la grogne politique, la gestion de l’ordre public s’annonce particulièrement délicate au cours des prochaines semaines dans la métropole.
Rédaction

