Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima, a échangé avec le vice-Premier ministre au Budget, Adolphe Muzito, sur les besoins financiers liés aux prochaines échéances électorales en République démocratique du Congo. Au centre des discussions : la nécessité d’anticiper, dès les prochains exercices budgétaires, les dépenses qu’impliqueront les élections prévues en 2028. « Il y a beaucoup de besoins », a indiqué le président de la CENI à l’issue de cette rencontre, tout en appelant le gouvernement à intégrer la perspective des prochaines élections dans sa programmation financière.
Pour la Centrale électorale, l’enjeu est moins d’imposer une enveloppe que de permettre à l’État de se préparer suffisamment tôt. « Il faut prévoir un budget pour ça », a insisté Denis Kadima, rappelant que les élections doivent se tenir en 2028. Il a précisé que l’enveloppe actuellement proposée au Parlement fera encore l’objet de discussions, l’autorité budgétaire.
Dans cette perspective, la CENI entend multiplier les échanges avec le gouvernement afin d’identifier les besoins prioritaires et leur prise en compte dans les prévisions financières. L’institution électorale rappelle qu’elle ne fonctionne pas en vase clos et doit inscrire ses activités dans les capacités et priorités budgétaires de l’État.
Parmi les opérations à anticiper, Denis Kadima cite en premier lieu l’enrôlement des électeurs, avant les différents scrutins. Une séquence qui, selon lui, s’étend sur plusieurs années et nécessite donc une programmation financière progressive.
La démarche engagée auprès du ministère du Budget vise ainsi à éviter que les contraintes financières ne surgissent au dernier moment. Pour la CENI, les prochaines échéances électorales se préparent dès maintenant, avec des besoins qui devront être intégrés progressivement dans les futurs budgets de l’État.
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