Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, est arrivé à Kinshasa pour une mission consacrée à la lutte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola qui touche la République démocratique du Congo. Cette visite intervient alors que la propagation de la maladie continue de s’accélérer et met à rude épreuve les capacités de réponse sanitaire.
Au cours de son séjour, le chef de l’OMS doit notamment s’entretenir avec le président Félix Tshisekedi afin d’évaluer la situation et de renforcer la coordination des efforts engagés pour contenir l’épidémie.
Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités sanitaires, 3.874 cas confirmés, dont 1.751 décès, ont été enregistrés depuis le début de cette flambée déclarée le 15 mai dernier. L’OMS estime que la progression du virus demeure particulièrement préoccupante et appelle la communauté internationale à intensifier son soutien.
L’actuelle épidémie est provoquée par le variant Bundibugyo, contre lequel aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’est encore disponible. Près de 90 % des contaminations sont recensées en Ituri, principal foyer de transmission, avant une extension de la maladie vers le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo.
Face à cette évolution, l’OMS plaide pour un renforcement rapide des moyens financiers et logistiques afin d’améliorer la prise en charge des malades, les enquêtes épidémiologiques, la surveillance communautaire ainsi que les opérations d’inhumation sécurisée.
En parallèle, plusieurs initiatives scientifiques sont en cours pour accélérer le développement de solutions médicales contre la souche Bundibugyo. Le Canada a récemment autorisé Moderna à lancer des essais cliniques sur un vaccin expérimental. D’autres candidats vaccins sont également développés par Hilleman Laboratories et l’Université d’Oxford. Des essais thérapeutiques portant notamment sur les antiviraux remdesivir, obeldesivir et l’anticorps monoclonal MBP134 sont aussi en préparation.
Déjà présent en Ituri à la fin du mois de mai, Tedros Adhanom Ghebreyesus revient en RDC dans un contexte marqué par une aggravation de l’épidémie. L’OMS considère désormais que la riposte doit être renforcée sans délai afin de freiner la propagation du virus et d’éviter une crise sanitaire de plus grande ampleur.
Rédaction

