La République démocratique du Congo comptabilise désormais 9 455 cas confirmés d’Ebola et 4 561 décès, pour un taux de létalité de 48,2 %. L’épidémie concerne huit provinces et 66 zones de santé, tandis que 925 patients sont encore en isolement ou en hospitalisation.
Malgré ce lourd bilan, des patients continuent de guérir. Vingt nouvelles guérisons ont été signalées en Ituri, au Nord-Kivu et dans la Tshopo, portant à 2 550 le nombre total de personnes rétablies depuis le début de l’épidémie. Ce chiffre diffère toutefois du bilan général communiqué, qui fait état de 2 530 guéris.
Au cours des dernières 24 heures, 97 nouveaux cas confirmés ont été recensés dans trois provinces : 48 au Nord-Kivu, 42 en Ituri et 7 dans le Haut-Uélé. Aucune nouvelle zone de santé n’a été touchée durant cette période, même si la confirmation de nouveaux cas témoigne de la persistance de la transmission.
-La surveillance reste déterminante-
La détection des infections constitue un enjeu majeur pour contenir l’épidémie. Les équipes de surveillance enquêtent sur 468 des 474 cas suspects validés, soit un taux d’investigation de 98,7 %.
Le suivi des contacts, en revanche, a reculé à 76,9 %, contre 80 % la veille. Ce niveau reste éloigné de l’objectif de 95 %, nécessaire pour améliorer l’identification des personnes exposées et limiter la propagation du virus.
En Ituri, la mobilisation communautaire contribue directement aux opérations sanitaires. Elle a notamment facilité le transfert de 33 cas suspects vers des centres de traitement, la décontamination de sept ménages et la réalisation de 11 enterrements dignes et sécurisés.
L’Ituri reste la province comptant le plus grand nombre de zones de santé affectées, avec 28 sur 36. Le Nord-Kivu en dénombre 17 sur 34.
Dans le Haut-Uélé et la Tshopo, sept zones de santé sont touchées dans chaque province, respectivement sur 13 et 23. Le Bas-Uélé en compte quatre sur 11. Le Sud-Ubangi et le Nord-Ubangi enregistrent chacun une zone affectée, sur respectivement 16 et 11 zones de santé.
Face à cette situation, l’absence de nouvelles zones touchées en 24 heures constitue un élément encourageant, sans pour autant signifier que l’épidémie est maîtrisée. Le nombre élevé de décès et le recul du suivi des contacts imposent de maintenir les efforts de surveillance, de prise en charge et de sensibilisation des communautés.
Rédaction

