Crise chez Katumbi : Kamitatu et Diakiese portent plainte contre Ensemble

Le parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi est secoué par une crise profonde. Olivier Kamitatu, Directeur de cabinet et porte-parole du président Moïse Katumbi Chapwe, et Hervé Diakiese Kyungu wa Kumwanza, porte-parole du parti, ont fait notifier le 16 septembre 2026, par exploit d’huissier, une mise en demeure au secrétaire général d’Ensemble pour la République, Dieudonné Bolengetenge. 

Dans cette correspondance signée par leur conseil Alain Amundala, les deux cadres dénoncent une « campagne convergente et répétée » de publications les visant nommément entre le 26 juillet et le 24 août 2026, comportant injures, attaques sur la filiation et accusations de trahison, de corruption et de rapprochement rémunéré avec le pouvoir en place. 

S’appuyant sur une matrice probatoire recensant 57 publications et huit comptes identifiés, leur avocat interroge le parti sur le statut de ces communicateurs et le silence observé depuis près d’un mois, tout en réservant, au nom de ses clients, toutes les voies de droit si aucune réponse n’est apportée sous 48 heures.

Dans leur démarche, Kamitatu et Diakiese sollicitent également des explications sur l’absence de réaction de la direction face à ces publications. La correspondance fixe un délai de 48 heures pour obtenir une réponse. À défaut, les deux intéressés indiquent se réserver le droit d’engager les actions judiciaires qu’ils estiment nécessaires.

Cette offensive intervient dans un contexte déjà marqué par la suspension d’Hervé Diakiese. Le 20 août, le Directoire exécutif national d’Ensemble pour la République avait suspendu son porte-parole de ses fonctions ainsi que de toute activité au nom du parti, dans l’attente de son audition par le Comité des sages. La direction lui reprochait notamment des propos jugés inappropriés et discourtois envers la hiérarchie et certains cadres.

Olivier Kamitatu avait contesté cette procédure. Dans une tribune publiée le 24 août, il estimait que le principe du contradictoire n’avait pas été respecté et indiquait avoir transmis au Directoire un rapport demandant le retrait de la suspension ainsi que l’audition de Diakiese. Il avait par ailleurs déclaré prendre acte du maintien de la mesure sans pour autant s’en accommoder.

Rédaction