La Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK) dément les informations relayées sur les réseaux sociaux faisant état de 80 millions de dollars américains de recettes mensuelles, soit 240 millions USD en trois mois, générées par le contrôle technique des véhicules dans la capitale.
Dans un communiqué dont une copie a été consultée par notre Redaction, la Cellule de communication de la RFCK qualifie ces chiffres de « fantaisistes et infondés » et affirme qu’ils ne correspondent ni aux tarifs appliqués ni au mécanisme légal de perception et de répartition des recettes.
Selon la régie, la Ville de Kinshasa ne disposant pas de centres de contrôle technique propres, elle perçoit uniquement des redevances fixes, conformément à la réglementation en vigueur. Les paiements sont effectués directement aux guichets avancés des banques installés dans les centres agréés.
La RFCK précise également que la clé de répartition des recettes est déterminée par les autorités de tutelle. La part revenant à la régie, qui était auparavant fixée à 37 %, est désormais de 20 % de la redevance, conformément à l’arrêté provincial du 24 février 2026.
En moyenne, la rétrocession revenant à la RFCK serait ainsi de 5,18 dollars par véhicule, destinée notamment à la mobilisation et au fonctionnement de la régie.
55 000 véhicules contrôlés lors de la première échéance
La RFCK met par ailleurs en avant l’augmentation du nombre de véhicules soumis au contrôle technique depuis sa création en avril 2025.
Pour un parc automobile kinois estimé entre 800 000 et 1 million de véhicules, l’objectif fixé lors de la première échéance était de réaliser 100 000 contrôles.
Entre septembre 2025 et mars 2026, 55 000 véhicules ont été contrôlés, contre moins de 5 000 contrôles annuels les années précédentes, selon les chiffres communiqués par la régie.
Pour la deuxième échéance, actuellement en cours, environ 13 000 véhicules ont déjà été enregistrés.
La RFCK estime que ces données suffisent à remettre en cause les montants avancés sur les réseaux sociaux, qu’elle juge incompatibles avec les réalités tarifaires et les volumes de véhicules effectivement contrôlés.
La régie rappelle que le contrôle technique obligatoire des véhicules constitue une pratique ancienne en RDC. Elle affirme que son encadrement actuel découle notamment de l’arrêté ministériel du 12 novembre 2025 portant réglementation du contrôle technique des véhicules automobiles et des remorques en circulation sur le territoire national.
La RFCK souligne enfin que ses activités font actuellement l’objet d’une mission de contrôle de la commission ECOFIN de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Elle dit accueillir cette démarche avec sérénité et réaffirme son engagement en faveur de la transparence, de la sécurité routière et de l’amélioration des finances publiques de la capitale.
La régie appelle ainsi à privilégier les données vérifiables et les mécanismes institutionnels plutôt que les chiffres relayés sur les réseaux sociaux.
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