Des avancées significatives ont été réalisées dans le processus de désarmement et de reddition des combattants liés au phénomène Mobondo, qui secoue l’espace du Grand Bandundu, dans le cadre des efforts visant à rétablir la paix dans les territoires touchés par le conflit entre les communautés Teke et Yaka.
Lundi face à la presse à Kinshasa, le ministre délégué près le ministre de la Défense nationale chargé des anciens combattants, Eliezer Ntambwe, a fait savoir que 596 personnes ont été conduites à Kaniama-Kasese, dans le cadre du processus de sortie de la brousse.
Selon leministre, la prise en charge du phénomène Mobondo s’inscrit dans une mission plus large de démobilisation des armements et des insurgés.
« Je suis chargé de la démobilisation des armements et des insurgés. Et les Mobondo ne sont qu’une des actions que nous allons devoir mener, selon les prérogatives nous confiées par le commandant suprême », a-t-il déclaré.
Eliezer Ntambwe a aussi assuré que le processus ne repose pas sur la contrainte, mais sur une démarche de persuasion menée au nom du gouvernement. Il affirme que les descentes effectuées dans les zones concernées ont notamment permis de convaincre des personnes encore présentes dans la brousse de déposer les armes et de rejoindre les sites de cantonnement.
« La mission que nous avons reçue du commandant suprême, c’est de faire de sorte à ce que les compatriotes qui étaient en brousse puissent déposer les armes et se rendre », a déclaré le ministre délégué.
Le membre du gouvernement rejette ainsi l’idée de négociations menées dans la clandestinité, estimant que les démarches entreprises ont été réalisées publiquement, y compris en présence de la presse.
Le processus a également permis la récupération de 146 armes, remises aux services compétents de la Défense nationale, selon Éliezer Ntambwe. Le ministre a toutefois signalé que d’autres armes ont été récupérées ultérieurement dans les zones anciennement occupées par les personnes sorties de la brousse.
La rédaction

