La jeunesse kinoise s’est mobilisée ce mercredi 12 août à travers une marche organisée à l’initiative de la ministre de la Jeunesse, Grâce Kutino, pour soutenir le projet de changement de la Constitution. Cette marche dite citoyenne est partie de la première rue Limete avec comme point de chute, le centre culturel de l’Afrique Centrale dans la commune de Kasavubu. Une mobilisation placée sous le signe de la campagne « Oui, je le veux », alors que le débat sur l’avenir de la Loi fondamentale continue de diviser la classe politique et la société civile.
Munis de pancartes, de banderoles et de drapelets portant les couleurs de l’emblème national, les participants ont appelé à l’adaptation de la Constitution aux réalités actuelles de la République démocratique du Congo. Les organisateurs présentent cette initiative comme un cadre de sensibilisation et de participation citoyenne de la jeunesse aux grandes questions institutionnelles.
La ministre de la Jeunesse, Grâce Kutino, a, pour sa part, appelé les jeunes à faire entendre leurs voix dans le respect de la loi, du dialogue républicain et de la cohésion nationale. Elle a, à cette occasion, sollicitée l’implication du Président de république, notamment sur la nécessité d’une Constitution qui prenne en compte les aspirations d’une jeunesse représentant, selon elle, 70% de la population congolaise.
« Monsieur le Président de la République, aujourd’hui, le 12 août 2026, journée internationale de la jeunesse, la jeunesse a marché et a dit : Oui, je le veux. Le oui de la jeunesse, c’est pour la refondation de l’État. Le oui de la jeunesse, c’est pour une Constitution qui lui ressemble. Nous sommes 70% de la population congolaise, mais jusqu’à présent, la jeunesse n’est pas représentée. Le oui, je le veux, c’est pour une jeunesse représentée dans les institutions publiques, dans les assemblées délibérantes, dans les tables de décision. Nous voulons aussi un quota dans les assemblées délibérantes, dans les gouvernements, sur les tables de décision ».
Cette mobilisation intervient alors que la question d’une révision ou d’un changement de la Constitution reste au cœur du débat politique en RDC, avec des positions profondément divergentes entre ses partisans et ses détracteurs.
Christian-Moses Masunga

