Treize civils ont été tués dans la matinée du samedi 8 août lors d’une attaque des Forces démocratiques alliées à Banana École, près de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Le bilan avancé reste provisoire. Selon des informations rapportées par l’Associated Press, des combattants présumés des ADF ont pris d’assaut cette localité, incendiant et pillant de nombreuses habitations.
Marie-Noëlle Anotane, responsable de la Nouvelle société civile congolaise à Mambasa, a confirmé ce bilan provisoire tout en mettant en garde contre une possible aggravation. « Ce bilan de treize civils tués reste provisoire, car de nombreux habitants ne répondent pas aux appels et des recherches se poursuivent dans les villages environnants », a-t-elle prévenu, craignant le pire à la suite des événements.
De son côté, Sylvain Andali, un habitant de la région, a également attribué l’attaque aux ADF. Face à la crainte de nouvelles incursions, il affirme avoir quitté Mambasa pour se réfugier à Bunia. « J’ai décidé de partir pour Bunia, car je redoute des attaques répétées des ADF. Beaucoup de mes voisins ont déjà été tués, et je dois protéger ma vie ainsi que celle de ma famille », a-t-il témoigné. La nouvelle attaque ravive l’inquiétude persistante des populations locales face à l’insécurité dans la région.
Les ADF, qui ont leurs racines en Ouganda, ont prêté allégeance à l’État islamique en 2019. Le groupe est régulièrement accusé d’attaques contre les populations civiles dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette attaque intervient dans une région où l’insécurité continue de provoquer des déplacements de populations et d’aggraver une situation humanitaire déjà fragile.
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