L’affaire opposant la chanteuse Deborah Tshimpaka Mulanga, connue sous le nom de Rebo Tchulo, au ministère public connaîtra une nouvelle étape lundi 10 août. Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a décidé de renvoyer l’audience afin de permettre aux différentes parties de mieux préparer leurs plaidoiries.
Poursuivie dans un dossier lié à des accusations présumées d’incitation de militaires à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), l’artiste congolaise s’expose à une peine de 14 mois de servitude pénale principale.
Lors de l’audience précédente, le ministère public a requis cette peine contre Rebo Tchulo. Dans son réquisitoire, le substitut de l’auditeur militaire supérieur, Prudence Mbambi, a également demandé sa condamnation au paiement des frais d’instance, dont le montant sera fixé par le greffier.
« Pour la prévenue Tshimpaka Mulanga Deborah, alias Rebo Tchulo, la condamner à 14 mois de servitude pénale principale ; la condamner, en outre, au paiement des frais d’instance tels qu’ils seront taxés par le greffier », a requis le ministère public devant la juridiction militaire.
Au cours de sa plaidoirie, le collectif des avocats de Rebo Tchulo a également tenu à clarifier la situation d’Innoss’B, dont le nom avait circulé dans le débat autour de cette affaire.
Me Kabengele, doyen du collectif de défense, a affirmé que le chanteur, ancien compagnon de Rebo Tchulo et père de son enfant, n’est concerné ni de près ni de loin par cette procédure judiciaire.
La défense cherche ainsi à dissocier Innoss’B de ce dossier, qui oppose uniquement la chanteuse au ministère public devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema.
La décision finale de la juridiction est attendue après la poursuite des débats lors de l’audience annoncée pour lundi 10 août.
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