Huit civils ont été tués dans une nouvelle attaque armée survenue dans la commune de Mangina, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. L’incursion, attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), s’est déroulée dans la nuit du mercredi au jeudi 16 juillet 2026, selon un communiqué des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
D’après l’armée congolaise, les assaillants étaient en mouvement après avoir été soumis à la pression des opérations militaires en cours dans la forêt de Mayangose, à l’est de la route nationale numéro 4 (RN4). Cherchant une nouvelle voie de déplacement, ils auraient contourné la zone des combats pour atteindre l’ouest de cet axe routier.
Les rebelles auraient ainsi traversé le secteur de Mbutaba-Mapemba avant de descendre vers Mangina, où ils ont ciblé des civils. Les corps des victimes ont été découverts au matin par les habitants et les autorités locales.
Située à une vingtaine de kilomètres de Beni-ville, Mangina reste l’une des zones régulièrement touchées par les attaques des ADF, actifs depuis plusieurs années dans cette partie du Nord-Kivu.
Après cette première attaque, les rebelles ont tenté une nouvelle incursion vers la localité de Kalibo, sur l’axe Mangina-Mununze. Une intervention rapide des FARDC a toutefois permis de repousser cette tentative et d’éviter un bilan plus lourd.
Le porte-parole du secteur opérationnel Sokola 1, le lieutenant Marc Elongo, a salué la vigilance de la population, notamment l’alerte donnée par un jeune garçon de Kalibo, qui a facilité l’intervention des militaires.
Au cours de l’opération, l’armée affirme également avoir sauvé un enfant mineur des mains des combattants ADF.
Pour le commandement de Sokola 1, cette attaque illustre une nouvelle tactique des rebelles, qui tenteraient de contourner les zones de pression militaire pour trouver des brèches et s’en prendre aux populations civiles.
Des opérations de ratissage sont actuellement menées dans les secteurs de Mbutaba-Mapemba et Kalibo. Les FARDC annoncent un renforcement du dispositif sécuritaire afin de protéger l’axe Mangina-Mununze et empêcher de nouvelles incursions.
Roger Kingenzi

