Le verdict de la Banque mondiale conforte les ambitions du gouvernement en matière d’amélioration du climat des affaires. Pour sa première évaluation dans le cadre du Business Ready (B-READY), le nouveau baromètre appelé à remplacer le Doing Business, la République démocratique du Congo décroche 63,61 points pour le pilier consacré au cadre réglementaire, un résultat supérieur à celui enregistré par plusieurs économies de niveau comparable.
Cette performance a été présentée vendredi au Conseil des ministres par le ministre d’État, ministre du Plan, Guylain Nyembo, qui y voit un indicateur des progrès accomplis dans la refonte de l’environnement juridique des activités économiques.
Si les réformes normatives commencent à produire leurs effets, l’exécutif est désormais attendu sur un autre terrain : celui de leur application. Le ministre a souligné que les principaux défis concernent désormais l’exécution effective des textes adoptés ainsi que l’amélioration du fonctionnement des administrations en contact avec les investisseurs et les opérateurs économiques.
L’échéance est déjà fixée. En prévision de l’évaluation 2026, le comité de pilotage du groupe thématique a validé une feuille de route dont les mesures devront être mises en œuvre avant le 1er septembre 2026, date de clôture de la collecte des données de la Banque mondiale. L’objectif est d’améliorer la qualité des services administratifs, de renforcer l’accès à l’information et d’accroître les performances de la RDC lors de la prochaine édition.
À travers cette mobilisation, le gouvernement entend améliorer le rang international du pays, rassurer davantage les investisseurs, créer un environnement plus favorable au développement du secteur privé et soutenir la transformation de l’économie nationale.
Le Business Ready (B-READY) constitue le nouvel outil d’évaluation de la Banque mondiale consacré au climat des affaires. Contrairement au Doing Business, il apprécie les performances des États à travers dix thématiques articulées autour de trois piliers : le cadre réglementaire, les services publics et l’efficacité opérationnelle. Plus d’une centaine d’économies participent déjà à cette nouvelle évaluation.
Roger Kingenzi

