Discours du 30 juin : Tshisekedi lie la paix en RDC à la diplomatie et à l’accord minier avec les États-Unis

À l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a réaffirmé l’engagement de son gouvernement en faveur d’une paix durable, tout en avertissant qu’aucun compromis ne sera fait sur la souveraineté, la justice et l’intégrité territoriale du pays.

Dans son adresse à la Nation, le Chef de l’État est revenu sur les avancées diplomatiques enregistrées ces derniers mois, notamment à travers l’accord de Washington, les discussions de Doha et les engagements de Montreux. Selon lui, ces initiatives ont replacé la crise de l’Est de la RDC au cœur des priorités internationales et confirmé qu’« aucune paix durable dans la région des Grands Lacs ne peut se bâtir contre la souveraineté de la République démocratique du Congo ».

Le Président a insisté sur le fait que le recours à la diplomatie ne constitue pas un signe de faiblesse, mais un choix responsable visant à mettre fin aux souffrances des populations. Il a toutefois souligné que ces différents processus n’auront de valeur que s’ils débouchent sur des résultats concrets, notamment le silence des armes, le retrait des forces étrangères non invitées, le désarmement des groupes armés, le retour sécurisé des déplacés, la protection des civils, le rétablissement de l’autorité de l’État et la justice pour les victimes.

« La paix ne peut être ni une mise entre parenthèses de la vérité, ni une récompense accordée à ceux qui prennent les armes contre la République », a martelé le Président, précisant que la RDC reste ouverte au dialogue à condition qu’il soit sincère, équilibré et conforme aux intérêts fondamentaux de la Nation.

Félix Tshisekedi a également salué l’appui de plusieurs partenaires internationaux, parmi lesquels les États-Unis, le Qatar, l’Union africaine, l’Union européenne, les Nations unies, la SADC, l’EAC et la CIRGL, pour leur contribution aux efforts de paix dans la région.

Sur le plan stratégique, le chef de l’État a affirmé que la RDC est en train de changer d’image sur la scène internationale, passant d’un « territoire de crise » à un « pays solution » grâce à ses minerais critiques, notamment le cobalt, le cuivre, le coltan et le lithium. Il a indiqué que les partenariats en cours, particulièrement avec les États-Unis, devront avant tout servir les intérêts du peuple congolais, renforcer la souveraineté nationale et favoriser la transformation locale des ressources.

Enfin, le Président a mis en avant le rôle que la RDC entend jouer sur la scène régionale et internationale, notamment à la tête de la CIRGL et au Conseil de sécurité des Nations unies, où il présidera prochainement une réunion de haut niveau consacrée aux liens entre les ressources naturelles, la paix, la sécurité et le développement durable.

À cette occasion, il entend défendre un message clair : les ressources naturelles de la RDC ne doivent plus être une source de conflits, mais devenir un moteur de paix, de prospérité, de souveraineté et de développement au bénéfice du peuple congolais.

Christian-Moses Masunga