Affaire Rebo Tchulo : l’artiste risque jusqu’à 20 ans de prison
L’artiste congolaise Rebo Tchulo encourt jusqu’à 20 ans de servitude pénale si les charges retenues contre elle sont établies à l’issue du procès qui se déroule actuellement devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema.
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Déroulement de l’audience et chefs d’accusation
L’instruction du dossier, qui oppose l’artiste à treize militaires, s’est poursuivie ce jeudi 4 juin. La suite des débats est prévue pour le 11 juin. Les prévenus font face à des accusations graves :
- Pour les militaires : Torture, extorsion, concussion et violation des consignes.
- Pour l’artiste : Incitation de militaires à poser des actes contraires à la loi et à la discipline des FARDC.
Témoignage de la partie civile
La partie civile, représentée par Platini Sadisa, a affirmé avoir été victime de violences physiques destinées à lui arracher des aveux. Il a notamment rapporté une conversation téléphonique compromettante impliquant l’artiste, au cours de laquelle elle aurait déclaré : « Ça, vraiment, ce n’est pas mon problème. Qu’il vous paie vos amendes ».
Suspension des débats
Après l’audition de plusieurs prévenus, le tribunal a suspendu la séance. Cette décision fait suite à des contraintes logistiques liées à l’éclairage des lieux de la chambre foraine et aux difficultés de transfèrement des détenus vers la prison centrale de Makala.
Strada | JUSTICE
LÉGENDE : L’artiste Rebo Tchulo lors d’une comparution devant le tribunal militaire. #Photo Droits tiers.

