Asadho, Justicia et Licof lancent le Conseil pour la défense de la Constitution
Trois organisations de la société civile congolaise, à savoir l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho), Justicia Asbl et la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (Licof), ont annoncé, ce vendredi 29 mai 2026, la création du Conseil pour la Défense de la Constitution (CDC), une nouvelle plateforme destinée à contribuer à la protection de la Loi fondamentale en République démocratique du Congo.
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Une mobilisation contre le changement constitutionnel
À travers cette initiative, ces organisations souhaitent fédérer les forces sociales opposées à toute tentative de modification de la Constitution. Les initiateurs du CDC dénoncent ce qu’ils qualifient de « coup d’État constitutionnel » après l’adoption, par l’Assemblée nationale, de la proposition de loi portant sur le changement de la Constitution. Pour ces structures, cette démarche viserait à ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat du président Félix-Antoine Tshisekedi.
Les points clés du combat du CDC
La plateforme a articulé ses positions autour de plusieurs axes :
- Position juridique : « Le coup d’État constitutionnel n’est pas différent de la prise du pouvoir par les armes » (Me Timothée Mbuya).
- Appel international : Demande de soutien à l’Union africaine, l’Union européenne, aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada.
- Ouverture : Adhésions ouvertes aux mouvements citoyens et ONG partageant les mêmes objectifs.
Critiques et appels à l’action
Dans une déclaration au ton particulièrement critique, les membres de la plateforme accusent le chef de l’État d’avoir :
- Trahi le peuple ;
- Trahi son serment ;
- Trahi sa parole ;
- Trahi sa conscience ainsi que la Constitution.
Strada | NATION
LÉGENDE : Point de presse des responsables des organisations de la société civile lors du lancement du CDC. #Photo Droits tiers.

