Le dimanche 24 mai 2026, l’aéroport international de Kisangani a été la cible d’une attaque menée par la rébellion de l’AFC-M23. Cette nouvelle incursion par drones souligne l’extension de la menace sécuritaire vers les centres urbains majeurs du nord-est de la RDC.
Des infrastructures civiles en péril
L’aéroport international de Bangoka, situé à Kisangani, a été visé dimanche après-midi par plusieurs drones, qualifiés de « kamikazes » par des sources concordantes. Cette stratégie, qui cible directement une infrastructure stratégique au cœur d’un centre urbain densément peuplé, fait peser un risque grave sur les populations civiles.
Au regard du droit international humanitaire, de telles actions sont dénoncées comme des violations majeures des principes de :
- Distinction (entre objectifs militaires et civils) ;
- Proportionnalité ;
- Précaution.
Bilan et conséquences opérationnelles
Si les autorités provinciales n’ont pas encore communiqué de bilan officiel, plusieurs sources indiquent que les dispositifs de défense ont permis de neutraliser les vecteurs ennemis avant qu’ils n’atteignent leurs cibles principales, limitant ainsi les dommages à des dégâts matériels mineurs.
Par mesure de précaution, les vols de la compagnie aérienne CAA, assurant la liaison entre Kisangani et Kinshasa, ont été annulés.
Un mode opératoire récurrent
Ce n’est pas la première fois que Kisangani est visé. En février dernier, des attaques similaires contre le même aéroport — déjà revendiquées par l’AFC-M23 — avaient été condamnées avec fermeté par le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf.
L’aéroport de Bangoka, bien qu’utilisé également par l’armée congolaise, reste avant tout une infrastructure civile située à plus de 400 km de la zone de conflit habituelle du groupe armé soutenu par le Rwanda. Cette récurrence des attaques par drones contre des sites éloignés du front témoigne d’une évolution préoccupante des capacités tactiques de la rébellion.
Rédaction : Sécurité

