La conférence des présidents de la coalition Article 64 déplore l’attitude des membres du présidium. L’organe décisionnel estime que la déclaration faite à l’issue du conclave de Rome a violé les mécanismes de décision prévus par le texte.
A en croire les protestataires, le présidium ne peut se substituer à la conférence des présidents sur des questions qui relèvent de la compétence de cette dernière. Ils soulèvent deux préoccupations majeures qui méritent, selon eux, une clarification au sein de la coalition Article 64. Il s’agit premièrement du respect du pacte de confiance par les membres de la C64.
En deuxième lieu, le document signé par Emery Okundji, Ados Ndombasi, Jeannot Lompempe et autres, constate que la proposition du présidium de jouer le rôle de médiation entre Félix Tshisekedi et Joseph suscite des interrogations sur la mission même de la C64. « Notre Coalition a été créée pour défendre l’ordre constitutionnel, les acquis démocratiques et l’alternance, et non pour s’improviser médiatrice entre des protagonistes politiques », rétorque la conférence.
Pour les membres de l’organe décisionnel de la C64, cette médiation doit s’inscrire dans le cadre d’un dialogue national inclusif, sous la facilitation des acteurs, notamment la CENCO-ECC, l’Union africaine et la communauté internationale.
Rappelant que le présidium ne peut être plus grand que son Pacte de confiance, ni s’éloigner de la mission fondatrice de la coalition, la conférence des présidents insiste que le respect des règles internes, la collégialité des décisions et la fidélité au combat constitutionnel doivent demeurer les principes directeurs de leur action.
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