L’opposant Prince Epenge aurait été transféré au Conseil national de cyberdéfense (CNC), situé dans les installations de l’ONATRA, à Kinshasa Gombe, où il aurait passé sa première nuit en détention. C’est ce qu’affirme son parti, ADDCongo, qui dénonce une arrestation à caractère politique et exige sa libération immédiate.
Dans une note, ADDCongo affirme avoir obtenu la confirmation du transfert de son président au CNC. Le parti dénonce des conditions de détention qu’il juge « indignes » et condamne ce qu’il qualifie d’« arrestation arbitraire ».
Face à cette situation, la formation politique annonce une réunion de crise au siège de LAMUKA afin d’organiser une mobilisation générale de ses bases. Elle estime qu’une réponse politique s’impose face à ce qu’elle considère comme une arrestation à caractère politique.
« Dans une situation d’arbitraire, celui qui n’agit pas devient complice », conclut ADDCongo, appelant ainsi à la mobilisation.
Pour rappel, Prince Epenge a été intercepté le dimanche 25 octobre 2026 à l’aéroport international de Ndjili, à Kinshasa, alors qu’il se rendait à Rome pour participer au conclave de la plateforme de l’opposition article 64. Son passeport lui aurait été confisqué par les services de la Direction générale de migration (DGM), avant qu’il ne soit emmené par les services de sécurité vers une destination inconnue.
Ce n’est que dans la matinée de ce lundi 26 octobre que son parti a signalé sa détention au CNC. À ce stade, les motifs officiels de son arrestation restent inconnus. Aucune réaction officielle des autorités n’a encore été enregistrée.
Christian-Moses Masunga

