Fils Mukoko dans la tourmente : des sanctions en cascade après ses menaces contre les Occidentaux, Muyaya met en garde contre les appels à la violence

Les conséquences des propos controversés de Fils Mukoko, cadre de l’UDPS s’enchaînent. Il est suspendu par le gouverneur Daniel Bumba de ses fonctions de directeur général intérimaire de la Régie d’assainissement de Kinshasa (RASKIN). Son parti désapprouve ses déclarations, tandis que la justice ouvre une enquête et que le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) lui impose un embargo médiatique de 88 jours.

Le gouvernement condamne également ces propos. Son porte-parole, Patrick Muyaya, met en garde contre tout appel à la violence ou discours stigmatisant à l’égard des partenaires occidentaux.

« Nous ne tolérons aucun appel à la violence ni aucun discours stigmatisant nos partenaires occidentaux. […] Tous ceux qui tomberont dans l’extrémisme seront exposés à la rigueur de la loi », prévient-il.

Patrick Muyaya estime par ailleurs que de tels appels constituent un piège susceptible de compromettre les efforts engagés par le Président de la République, le gouvernement et leurs partenaires, notamment la Belgique, en faveur du rétablissement de la paix dans les zones du pays sous occupation.

« Inciter la population à de tels actes, c’est tomber dans le piège de l’ennemi et compromettre les efforts déployés par le Président de la République, le Gouvernement et nos partenaires, y compris la Belgique, pour le retour de la paix dans les parties du pays sous occupation », insiste-t-il.

Dans une déclaration largement relayée sur les réseaux sociaux le 21 octobre 2026, Fils Mukoko a affirmé que « nous allons distribuer des armes dans des terrains de football, dans des églises et des universités ». Il a ensuite visé la Belgique et les ressortissants occidentaux, qu’il accuse de chercher la guerre, en déclarant que ceux présents à Kinshasa « auront du mal à sortir de Kinshasa ». Des propos menaçants proférés contre la Belgique dont la justice a mené des perquisitions à Bruxelles chez les proches du President Tshisekedi, accusés d’enrichissement illicite et de blanchiment des capitaux.

Christian-Moses Masunga