ESU : réduction de 50 % des frais académiques pour les étudiants vulnérables
Inclusion, autofinancement et mobilité académique
L’inclusion constitue l’un des axes majeurs de cette politique. Un arrêté interministériel prévoit une réduction de 50 % de certains frais au bénéfice des étudiants vivant avec un handicap et des étudiants vulnérables, y compris pour la résidence universitaire. D’autres textes portent sur l’autofinancement des établissements, l’enseignement ouvert et à distance ainsi que le développement des sciences ouvertes.
L’autofinancement vise à permettre aux établissements de mobiliser leurs propres ressources pour soutenir leur développement, renforcer leur autonomie de gestion et financer leurs infrastructures. Prévu par la loi-cadre et recommandé lors des États généraux de l’ESU, ce mécanisme doit notamment encourager une meilleure gestion des moyens disponibles.
La mobilité académique constitue un autre enjeu majeur. Une convention de l’UNESCO relative à la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur a été transmise au Parlement. Cette démarche vise à faciliter la reconnaissance des diplômes congolais à l’étranger et à favoriser la circulation des étudiants et des compétences.
Modernisation des infrastructures et bourses d’excellence
Sur le front des infrastructures, l’Université pédagogique nationale (UPN) figure parmi les établissements mis en avant dans le bilan ministériel. Les réalisations présentées comprennent :
- Deux bâtiments construits et inaugurés ;
- Un complexe sportif moderne ;
- Un bâtiment doté de 14 auditoires de 91 places chacun ;
- La réhabilitation des laboratoires et du bâtiment administratif.
L’amélioration des conditions d’apprentissage passe aussi par l’accès à Internet et aux équipements. Le ministère mène des démarches auprès de partenaires, notamment l’Agence universitaire de la Francophonie et la Chine, afin de renforcer la connectivité. Les besoins restent importants en matière de logements universitaires, de laboratoires, de matériel informatique et d’approvisionnement en électricité (où le développement d’infrastructures photovoltaïques figure parmi les pistes envisagées).
Concernant les bourses d’excellence, Marie-Thérèse Sombo a précisé que le gouvernement assure le financement du programme, tandis que la fondation partenaire apporte un appui technique. Le ministère entend accroître progressivement les ressources afin d’élargir le nombre de bénéficiaires.
Délivrance des diplômes et gestion des établissements
La ministre s’est également exprimée sur les difficultés rencontrées par certains anciens étudiants pour obtenir leurs diplômes. La procédure exige que l’établissement d’origine transmette les dossiers aux services compétents. Les intéressés sont invités à vérifier cette transmission et à conserver les preuves de dépôt.
La gestion des établissements reste un autre point de vigilance. Des changements ont déjà été opérés dans certains comités de gestion après des difficultés relevées dans les domaines académique, financier et patrimonial. Pour les prochaines désignations, la ministre affirme vouloir privilégier la compétence et la qualité de gestion.
Les écoles doctorales attendues en 2026-2027
Pour la deuxième année du gouvernement, l’amélioration de la formation et le renforcement de la recherche restent au centre des priorités annoncées :
- Mise en place d’écoles doctorales : Prévue dès la rentrée académique 2026-2027, avec pour objectif d’améliorer l’encadrement des doctorants et la qualité des travaux scientifiques.
- Numérisation et recherche appliquée : Accent mis sur le développement de la recherche dans les secteurs clés de la santé et de l’agriculture.
- Contrôle qualité et système LMD : Renforcement du contrôle de la qualité des établissements et adaptation du système Licence-Master-Doctorat (LMD) aux réalités nationales.
- Référentiels de métiers : Élaboration de maquettes de formation pour rapprocher les enseignements des compétences recherchées sur le marché du travail.
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