Muyaya dézingue le rebelle Kabila
Muyaya dézingue le rebelle Kabila
Politique

Muyaya dézingue le rebelle Kabila

Patrick Muyaya coince Joseph Kabila. Le porte-parole du gouvernement accuse l’ancien président de s’être engagé dans une démarche de conquête du pouvoir par les armes sous camouflage, en présentant le FNR comme un nouveau visage, alors que c’est la même image de l’AFC-M23.

Un engagement armé sous camouflage

Le ministre de la Communication et Médias reproche à l’ancien chef de l’État d’avoir officialisé son engagement auprès d’une mouvance armée qu’il associe directement à la crise sécuritaire dans l’Est du pays.

  • Une même entité rébellionnaire : Selon Muyaya, cette évolution ne change pas fondamentalement la nature des acteurs ni les objectifs du mouvement.
  • Une implication de longue date : Il affirme que le leader du PPRD était déjà impliqué dans la rébellion depuis plusieurs années.

Responsabilité dans la catastrophe humanitaire

Tout en dénonçant les conséquences dramatiques de la guerre sur les populations civiles — notamment les déplacements forcés, les violences et les restrictions imposées à la vie quotidienne dans les zones touchées par les affrontements —, Patrick Muyaya responsabilise Kabila de la catastrophe humanitaire dans l’Est.

« Dans son réquisitoire, il a défendu le droit inaliénable des Congolais à choisir leurs dirigeants par les urnes et à vivre en paix. »

Le porte-parole estime que le recours aux armes pour accéder au pouvoir constitue une remise en cause fondamentale de la Constitution et des institutions. Il a également lancé un appel pressant aux citoyens pour soutenir la défense de la République face aux groupes armés.

Processus de Doha et dialogue national

De l’avis du pouvoir exécutif, le traitement de la crise sécuritaire doit s’inscrire dans une ligne bien définie :

  1. Le cadre de Doha : Les questions sécuritaires liées à l’AFC-M23 doivent être traitées exclusivement dans le cadre du processus de Doha.
  2. Refus du pouvoir par les armes : Muyaya a rappelé que le président Félix Tshisekedi avait exprimé, dans son discours du 29 août 2026, son opposition ferme à la participation au dialogue d’acteurs qui chercheraient à conquérir le pouvoir par les armes.
  3. Appel à la cohésion : Le membre du gouvernement plaide également pour un dialogue national afin de renforcer la cohésion nationale, de rechercher des solutions aux tensions internes et de travailler au retour effectif de la paix.

Rédaction