La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) salue l’appel de James Swan en faveur d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée après l’intervention du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU devant le Conseil de sécurité, mardi 29 septembre à New York, la plateforme estime que les conditions évoquées par le chef de la MONUSCO rejoignent ses principales exigences.
La C64 partage notamment le constat d’un « large consensus sur la nécessité d’un dialogue national ». Elle insiste sur la nécessité d’un processus garantissant une large participation, conduit par des facilitateurs bénéficiant de la confiance de l’ensemble des parties prenantes et permettant d’aborder les « priorités nationales les plus urgentes ».
Pour la coalition, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC impose un dialogue réunissant les forces politiques et sociales représentatives du pays, dans le respect de l’ordre constitutionnel.
–La C64 revient sur les violences du 15 septembre-
La coalition se félicite également de l’appel de James Swan à préserver l’espace civique, garantir les libertés fondamentales et faire preuve de retenue et de tolérance politique.
Elle établit un lien entre ces recommandations et les violences dénoncées lors des manifestations du 15 septembre 2026. La C64 rappelle notamment la mort de Manassé Lomboto Bofengola, présenté comme l’un de ses membres, et réclame des poursuites contre les responsables présumés de la répression.
La coalition demande une enquête internationale indépendante et crédible pour établir les circonstances des violences, identifier leurs auteurs et déterminer les responsabilités. Elle réclame également le démantèlement de la milice des « Forces du progrès ».
Sur le plan judiciaire, la C64 demande aux autorités congolaises de garantir l’impartialité des procédures et d’exploiter les éléments de preuve disponibles, notamment les images et autres informations susceptibles de permettre l’identification des auteurs des violences.
-Pas de dialogue défini unilatéralement-
Sur le processus lui-même, la C64 estime qu’un dialogue national inclusif doit faire l’objet d’une concertation préalable entre les différentes parties sur sa préparation, ses modalités et sa facilitation.
La coalition prévient ainsi qu’il ne saurait, selon elle, se limiter à des consultations « dont le cadre serait fixé unilatéralement par le pouvoir ».
La C64 réaffirme enfin sa position autour de cinq exigences : non au changement de Constitution, non à un troisième mandat, non à la balkanisation de la RDC, non au glissement des mandats au-delà de 2028 et oui à un dialogue national inclusif.
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