RDC : les dossiers qui vont rythmer la session parlementaire de septembre

Le Parlement congolais s’attaque à une session particulièrement chargée. Au lendemain de la rentrée parlementaire, les bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat ont tenu, mercredi 16 septembre à Kinshasa, une réunion consacrée à l’harmonisation de leurs calendriers et à la coordination des travaux.

La rencontre, conduite par les présidents des deux chambres, Aimé Boji et Jean-Michel Sama Lukonde, s’est déroulée à huis clos. Elle devait notamment permettre de dégager les grandes lignes de la session et de faciliter la synchronisation des travaux entre les deux institutions.

D’après le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli, ces échanges doivent servir de base aux prochaines conférences des présidents, qui auront la charge d’établir les calendriers détaillés des matières à examiner.

Le projet de loi de finances pour l’exercice 2027 constitue le principal dossier de cette session. Les délais constitutionnels imposent une coordination étroite entre les deux chambres : l’Assemblée nationale dispose de 40 jours pour examiner le texte, contre 20 jours pour le Sénat.

À l’agenda figure également le projet de loi portant reddition des comptes. Les parlementaires devront en outre se pencher sur les nouvelles matières soumises par le gouvernement et reprendre l’examen de plusieurs textes demeurés en suspens lors des précédentes sessions.

Au total, plus de 42 matières sont considérées comme des arriérés législatifs. À cela s’ajoutent les travaux des commissions permanentes, les activités de contrôle parlementaire ainsi que plusieurs rapports qui devront être présentés en séance plénière.

Au Sénat, la rapporteure Néfertiti Ngudianza a également placé le projet de loi de finances au premier rang des priorités. Elle a cependant cité la loi référendaire parmi les dossiers importants de la session, après les réserves émises par la Cour constitutionnelle et la nécessité d’un nouvel examen du texte.

Le contrôle parlementaire figure également dans les priorités annoncées. Avec l’ensemble de ces matières, les deux chambres devront conjuguer examen des nouveaux textes, résorption des arriérés et suivi de l’action gouvernementale au cours de cette session de septembre.

Rédaction