Les Forces armées de la République democratique du Congo annoncent avoir neutralisé 23 rebelles, et obtenu la reddition de 11 autres lors des opérations Sukola 2 menées dans les Hauts plateaux d’Uvira et de Fizi.
L’armée indique avoir repris le contrôle des agglomérations de Malimba, Masango, Ruhua, Rubarati, Kamimbi, Nagishashu et Irumba. Elle affirme également avoir récupéré plusieurs armes et découvert une fosse commune à Masango, où seraient enterrés des civils tués durant l’occupation de la localité.
Les FARDC soutiennent que les combattants de la coalition M23, Twirwaneho et Red Tabara se sont repliés vers les localités de Kashongo et Magunda sous la pression des opérations militaires.
Le territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu, reste « relativement calme » ce mercredi 2 septembre 2026, selon son administrateur territorial, Kalonji Badibanga. Il affirme toutefois que la situation demeure préoccupante dans les Hauts plateaux, notamment autour de Minembwe, en raison de la présence et des activités de plusieurs groupes armés.
Kalonji Badibanga affirme également que du bois rouge et de l’or seraient exploités dans cette partie du territoire avant d’être acheminés vers le Rwanda via l’aérodrome de Minembwe. Ces accusations n’ont pas été accompagnées, dans sa déclaration, de données précisant les volumes concernés ou les acteurs impliqués dans ces circuits.
Sur le plan humanitaire, l’administrateur territorial fait état de plusieurs vagues de déplacements de population depuis les affrontements de décembre 2025. Il évoque également de nouveaux déplacements consécutifs aux bombardements survenus du 2 au 9 juillet 2026, qu’il attribue à des drones de l’armée rwandaise.
Selon lui, de nombreuses personnes déplacées n’ont toujours pas reçu d’assistance. Des familles seraient hébergées dans des familles d’accueil ou dans des sites de fortune, notamment à Malicha. Dans le haut et moyen plateau, il signale également la présence d’un important regroupement de déplacés qui, selon lui, ne bénéficie d’aucune assistance alors que la saison des pluies approche.
La situation affecte aussi la rentrée scolaire 2026-2027. Kalonji Badibanga estime que plusieurs enfants déplacés auront des difficultés à reprendre les cours, en raison notamment du déplacement de leurs familles, du manque de moyens financiers et de la destruction de certaines infrastructures scolaires.
L’administrateur territorial met enfin en garde contre le risque de recrutement forcé d’enfants par des groupes armés. Il appelle les autorités provinciales et nationales à renforcer l’assistance aux déplacés et à assurer une prise en charge particulière des enfants affectés par les violences.
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